Poumons des océans - Mortem

Les coraux meurent prématurément à cause de l’activité humaine. Je confronte le spectateur au génocide de cette espèce auquel il a inconsciemment participé. Après s’être dissous dans l’eau, ne reste d’un corail qu’une enveloppe pale, frêle, asséchée. Le travail dentelé évoque son squelette semblable aux restes d’une triste mue. La responsabilité d’agir et de protéger nous incombe, la nature est forte mais ne peut pas rivaliser face à notre égoïsme et notre cécité.

À l’image du récit de la Belle et la Bête, la rose se fane sous un écrin de verre tant que le personnage de la Bête n’a pas le réel désir de changer, et à la dernière pétale tombée, il restera Bête.


Mortem

série poumons des océans, photographe Fred Margueron.

2016, H37 x L15 cm, techniques textiles mixtes.